La course automobile au cinéma.
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La course automobile au cinéma.
Au tout premier balbutiement du cinéma parlant, la course automobile prit une place importante dans le monde du 7e art. Que ce soit dans une comédie ou un drame, sur un circuit routier ou sur un ovale, les protagonistes de l’industrie du cinéma ont capté sur pellicule des images, des moments uniques qui demeureront à jamais des pièces d’anthologie sur ce sport des plus palpitants. Toutes les catégories furent abordées, que ce soit course d’endurance, Formule 1, Indy Car, Stock Car, Rallye, ou Dragster pour ne citer que ceux-là. Il serait trop fastidieux de faire ici l’énumération de tous les films tournés sur ce sport qui fut malheureusement galvaudé de gauche à droite. Rappelons-nous par exemple les piètres films d’Elvis Presley tel, Viva Las Vegas ou Speedway où la course automobile n’était qu’accessoire dans de longs et interminables vidéo clips bâclés.
Je vous parlerez plutôt des productions qui sont restées dans la mémoire des cinéphiles comme étant les films les plus marquants… une analyse non exhaustive de 19 titres, de bonnes tout comme de très mauvaises créations…
The Crowd Roars (1932)… Ce film de Howard Hawks est le premier film intéressant sur le thème de la course automobile. Cette œuvre met en vedette James Cagney, John Blondell, Ann Dvorak, Eric Linden, Guy Kibbee et Frank McHugh. Cagney joue le personnage de Joe Greer, un pilote émérite qui est en brouille avec son frère Eddie. Fait à remarquer, une version française (La foule hurle) fut tournée par le réalisateur Jean Daumery en même temps et utilisant les mêmes scènes de courses tournées par Howard Hawks. Le rôle titre sera tenu par l’acteur Jean Gabin.
L’histoire est celle de deux frères qui s’affrontent aussi bien en dehors que sur la piste. Filmé sur le fameux Motor Speedway d’Indianapolis. The Crowd Roars donne une dimension assez réaliste de l’Indy 500 de cette période. L’histoire est tirée d’un script de Billy Arnold, vainqueur en 1930. James Cagney soucieux de véracité, peaufina son personnage grâce à la collaboration des pilotes qui lui enseignèrent les rudiments du métier. Malgré quelques longueurs, ce film très agréable à regarder ne manque pas d’intérêt.
Speed (1936)… Edwin L. Marin décida lui aussi de faire son film autour de l’Indy 500. Il engagea un jeune comédien de talent, James Stewart afin de tenir le rôle principal de Terry Martin, un pilote essayeur qui tente de développer un carburateur révolutionnaire qui augmenterait la vitesse de pointe de la voiture. Lorsque vient le jour de tester le nouveau carburateur, la tentative d’essais se termine dans le désastre quand leur bolide s'écrase contre muret, blessant le pilote et asphyxiant presque Terry Martin avec des vapeurs d'oxyde de carbone. Vers la fin de l’histoire, l’invention de Martin est raffinée donnant du même coup une puissance à la voiture qui laisse la concurrence loin derrière eux. Terry Martin et son coéquipier remporteront une victoire des plus convaincantes. Nonobstant une excellente distribution, les scènes de courses sont ennuyantes.
Road Demon (1938)… Est un autre film sur la course des 500 miles d’Indianapolis. Production à petit budget, le film d’Otto Brower est tout de même passionnant dans le traitement de la course automobile. L’histoire raconte la vie d’un jeune homme, pilote automobile, qui décide de suivre les traces de son père mort dans un accident provoqué par des racketteurs peu scrupuleux. Les malfrats essaieront de tuer à son tour le jeune coureur lors de la course de l’Indy 500. Ce film honnête n’est pas une super production Hollywoodienne où il n’y a pas de grands noms et le spectaculaire fait plutôt place à un scénario intelligent.
Indianapolis Speedway (1939)… 7 ans après The Crowd Roars, Lloyd Bacon réalisa un remake sous un titre plus accrocheur. Mettant en vedette de gros noms tels, Pat O'Brien, Ann Sheridan et John Payne, ce film raconte l’histoire de deux frères et de leurs rivalités en dehors tout comme sur la piste. Cette production n’est pas aussi puissante que l’originale qui manque de subtilité et d’adresse dans son traitement. Il est tout de même amusant de constater que par soucis d’économie, plusieurs scènes de courses furent empruntées à la version originale.
The Big Wheel (1949)… Ce film d’Edward Ludwig est l’un des films les plus sous-estimés sur le sujet. Dirigé de main de maître par ce metteur en scène chevronné, le film met en vedette Mickey Rooney qui nous renverse littéralement dans son rôle d’un pilote casse-cou du nom de Billy Coy, fils du grand Cannonball Coy mort durant une course à l’Indy 500. Le jeune Billy ayant causé accidentellement la mort d’un autre coureur durant une épreuve, est par la suite contraint de courir loin des grands circuits. Il aura beaucoup de difficulté a trouver un propriétaire voulant lui prêter un volant. Il réussira néanmoins contre vent et marée à revenir sur le fameux Motor Speedway et terminera troisième au volant d’une voiture en flammes. Ce film répond aux attentes du public, scénario solide, vedettes crédibles, scènes de courses des plus réussies.
To Please a Lady (1950)… Ce film de Clarence Brown met en vedette les deux plus grandes stars de l’heure, Clark Gable et Barbara Stanwyck. Voitures rapides et romance sont les deux ingrédients de cette histoire. Gable joue ici le rôle de Mike Brannan, un pilote automobile qui n’a pas froid aux yeux. Barbara Stanwyck de son côté personnifie une journaliste qui est témoin d’un accident mortelle provoquée par Mike Brannan, elle est convaincue qu'il est un individu dur qui semble n’avoir aucun respect de la vie. Malgré certaines lacunes au niveau de l’histoire entre les deux protagonistes de ce film, les scènes de courses sont d’une très grande réussite et d’un réalisme qui n’avait jamais été enregistrer jusqu’à maintenant. Les 15 dernière minutes sont particulièrement captivantes.
Mask of Dust (1954)… Ce film de Terence Fischer touche l’univers de la Formule 1. Cette production cinématographique est aujourd’hui connue sous le titre de Race for Life. Drame sportif qui met en vedette l’acteur Richard Conte qui a du mal à choisir entre l’amour de sa femme ou celle de la course automobile. Nous voyons plusieurs coureurs dont Stirling Moss, Reg Parnell et John Cooper. Un film à petit budget très intéressant.
The Racers (1955)… Est l’un des premiers grands films sur le monde de la Formule 1. Sur les circuits de France, d’Italie et d’Allemagne, les meilleurs pilotes au monde se disputent la victoire. Réalisé par le grand Henry Hathaway, The Racers nous montrent la vie trépidante d’hommes et de femmes qui vivent une passion commune. Kirk Douglas, Bella Darvi, Gilbert Roland, Lee J. Cobb et Cesar Romero en sont les principaux interprètes. Filmé en cinémascope et en couleur, ce long métrage est rempli de magnifiques séquences d’archive où l’on peu apercevoir les Juan Manuel Fangio, Jean Berha, Mike Harthorn. Malgré, les scènes de courses où l’on voit les pilotes en gros plan, l’histoire est ennuyante et sans intérêt.
Thunder Road (1958)… Ce film méconnu d’Arthur Ripley raconte les origines du NASCAR. Les scènes de courses sont brillamment filmées, Robert Mitchum et Gene Barry nous éclaboussent de leur énergie.
The Green Helmet (1961)… Ce petit film du néo-zélandais Michael Forlong n’est pas une production à se rouler par-terre, si ce n’est des d’admirables clichés de Formule 1, où l’on voit Jack Brabham en plein action au volant de sa Cooper.
The Young Racers (1963)… Roger Corman est le champion de films à très petit budget et de réalisations rapides. Il a plus de 400 films à son crédit dont, les nombreux contes horribles d’Edgard Allan Poe. Cet homme orchestre est un cas unique dans le monde du cinéma. Il est à la fois réalisateur, acteur, producteur, scénariste, etc. Lors d’un séjour en Europe, il décide de tourner un film sur la Formule 1. Mark Damon, William Campbell, Patrick Magee sont engagés pour être les vedettes de cette aventure sportive qui raconte l’histoire d’un ex-pilote automobile qui décide d’écrire un livre sur ses expériences personnelles en Grand Prix. Une chronique à l’eau de rose qui est heureusement sauvée par d’extraordinaires extraits des Grand Prix d’Angleterre, de Belgique, de France et de Monaco1962 où l’on voit trois majestueux champions de Formule 1 faire leur tour de piste et leur début au grand écran, Jim Clark, Trevor Taylor et Bruce McLaren. Il est cocasse de voir ce dernier jouer le rôle du directeur sportif de l’écurie Lotus, lui qui n’a jamais couru pour l’écurie de Colin Chapman.
Red Line 7000 (1965)… Howard Haws retourne à ses amours… la course automobile. Cette fois-ci, il décide d’explorer le monde du Stock Car, en racontant l’histoire de trois pilotes et de leurs problèmes en piste et hors piste. James Caan est la vedette de ce mélodrame qui tire bien son épingle du jeu. Hawks utilise toutes les techniques cinématographiques de l’époque pour extraire les meilleurs tableaux des différentes épreuves.
Ce film est considéré encore aujourd’hui comme étant le meilleur film jamais tourné sur le Stock Car, malgré le fait que le scénario possède indiscutablement quelques faiblesses ici et là.
Grand Prix (1966)… Ce film de John Frankenheimer est un chef-d’œuvre en innovation technique, coupant l’écran en de multiples images, donnant une sensation d’être dans l’action. Filmé en cinérama ( c’est-à-dire une caméra à trois lentilles qui filme trois images simultanément et est par la suite projeté par trois projecteurs en salle), avec des caméras fixées sur la voiture de compétition, les spectateurs pouvaient enfin voir ce que le pilote voyait au volant d’une monoplace. Une brochette de comédiens et de comédiennes internationaux forment le générique de ce long métrage, James Garner, Eva Marie Saint, Yves Montand, Toshiro Mifune, Brian Bedford, Jessica Walter et Françoise Hardy. Toutefois, en dehors des magnifiques scènes de courses, le film tombe dans un mélodrame des plus soporifiques. Tout au long de la projection, nous pouvons remarquer les Graham Hill, Jo Bonnier, Jochen Rindt, Phil Hill, Richie Ginther, Chris Amon et Juan Manuel Fangio. La musique de Maurice Jarre vient enrichir le rythme de cette aventure où chaque scène de courses est remarquablement agrémentée.
The Wild Racers (1968)… Ce film de série B de Daniel Haller est retenue dans ma liste pour les rares moments de Formule 1 qui meuble ce divertissement médiocre.
Winning (1969)… Ce film de James Goldstone était préalablement prévu pour la télévision, mais lorsque le nom de Paul Newman est venu se rajouter au générique, la Universal décide alors de le produire pour le grand écran. Dans ce film, Newman joue le rôle d’un coureur automobile qui désire une seule chose dans sa vie… la victoire. Le film est rempli d’enchaînements de clichés de tout azimut. La dernière course du film est bien sûre le fameux Indy 500. Accompagnées par des panoramas cinématographique de l’édition 1968, ces images donnent un peu plus de véracité à l’action. Plusieurs pilotes célèbres participent à cette production tel, Bobby Unser, Johnny Rutherford et Dan Gurney. Parfois lancinant et pénible, l’histoire d’un triangle amoureux vient s'intercaler à ce conte qui tourne une fois de plus en rond.
Le Mans (1971)… Steve McQueen rêvait depuis au moins 6 ans, de faire un film sur le monde de la course automobile. Il choisit un sujet qui n’avait pas encore été traité au cinéma… Les 24 heures du Mans, la reine des épreuves d’endurance. Le film est construit presque comme un documentaire. Bien sûr, il y a une petite romance amoureuse qui vient garnir le tout, mais l’essentiel de ce drame sportif est la course. Brillamment filmé sous la férule de Lee H. Katzin, nous avons l’impression de vivre une véritable épreuve de ténacité et de passion entre les coureurs qui chevauchent la piste à bord de leur puissant bolide. C’est vraisemblablement le meilleur film à n’avoir jamais été fait sur le sport automobile.
Bobby Deerfield (1977)… Malgré le talent du réalisateur Sydney Pollack et des acteurs Al Pacino et Marthe Keller, rien ne peu sauver ce film insipide qui tombe en panne sèche dès le début. Il est cependant intéressant de voir des extraits de Grands Prix où l’on peut distinguer deux grand pilotes aujourd’hui disparus, Carlos Pace et Tom Pryce.
Days of Thunder (1990)… Tony Scott fait ici une tentative plutôt amusante de ce qui est le NASCAR. Tom Cruise, Robert Duvall, Randy Quaid, Nicole Kidman sont les protagonistes de ce charivari. Une histoire réchauffée à la sauce américaine, remplie des banalités habituelles. Voilà ce qu’est ce récit qui frôle l’absurde.
Driven (2001)… Une super-production très attendue, trop peut-être puisque Renny Harlin a réalisé le navet de l’année avec ce film qui traite de la série C.A.R.T. Sylvester Stallone qui est l’un des maîtres d’œuvres, est nul dans ce pseudo film de course où le ridicule ne tue pas. Il est navrant de constater que notre ami Sly n’a fait que parader durant deux ans dans les puits de Formule 1. Qu’a t-il appris ? Rien ! Il devrait vite retourner à ses rôles de guerriers gros bras sans tête, plutôt que de s’attaquer à des sujets un peu trop complexes pour lui. Une histoire désordonnée et sirupeuse, riche en effet tonitruant où la musique assourdissante décontenance le spectateur. Un récit qui n’a ni queue ni tête. Bref, la pire création cinématographique (compte tenue de son énorme budget) de tous les temps touchant ce thème. Fuyez ce spectacle à toute vitesse !
Je vous parlerez plutôt des productions qui sont restées dans la mémoire des cinéphiles comme étant les films les plus marquants… une analyse non exhaustive de 19 titres, de bonnes tout comme de très mauvaises créations…
The Crowd Roars (1932)… Ce film de Howard Hawks est le premier film intéressant sur le thème de la course automobile. Cette œuvre met en vedette James Cagney, John Blondell, Ann Dvorak, Eric Linden, Guy Kibbee et Frank McHugh. Cagney joue le personnage de Joe Greer, un pilote émérite qui est en brouille avec son frère Eddie. Fait à remarquer, une version française (La foule hurle) fut tournée par le réalisateur Jean Daumery en même temps et utilisant les mêmes scènes de courses tournées par Howard Hawks. Le rôle titre sera tenu par l’acteur Jean Gabin.
L’histoire est celle de deux frères qui s’affrontent aussi bien en dehors que sur la piste. Filmé sur le fameux Motor Speedway d’Indianapolis. The Crowd Roars donne une dimension assez réaliste de l’Indy 500 de cette période. L’histoire est tirée d’un script de Billy Arnold, vainqueur en 1930. James Cagney soucieux de véracité, peaufina son personnage grâce à la collaboration des pilotes qui lui enseignèrent les rudiments du métier. Malgré quelques longueurs, ce film très agréable à regarder ne manque pas d’intérêt.
Speed (1936)… Edwin L. Marin décida lui aussi de faire son film autour de l’Indy 500. Il engagea un jeune comédien de talent, James Stewart afin de tenir le rôle principal de Terry Martin, un pilote essayeur qui tente de développer un carburateur révolutionnaire qui augmenterait la vitesse de pointe de la voiture. Lorsque vient le jour de tester le nouveau carburateur, la tentative d’essais se termine dans le désastre quand leur bolide s'écrase contre muret, blessant le pilote et asphyxiant presque Terry Martin avec des vapeurs d'oxyde de carbone. Vers la fin de l’histoire, l’invention de Martin est raffinée donnant du même coup une puissance à la voiture qui laisse la concurrence loin derrière eux. Terry Martin et son coéquipier remporteront une victoire des plus convaincantes. Nonobstant une excellente distribution, les scènes de courses sont ennuyantes.
Road Demon (1938)… Est un autre film sur la course des 500 miles d’Indianapolis. Production à petit budget, le film d’Otto Brower est tout de même passionnant dans le traitement de la course automobile. L’histoire raconte la vie d’un jeune homme, pilote automobile, qui décide de suivre les traces de son père mort dans un accident provoqué par des racketteurs peu scrupuleux. Les malfrats essaieront de tuer à son tour le jeune coureur lors de la course de l’Indy 500. Ce film honnête n’est pas une super production Hollywoodienne où il n’y a pas de grands noms et le spectaculaire fait plutôt place à un scénario intelligent.
Indianapolis Speedway (1939)… 7 ans après The Crowd Roars, Lloyd Bacon réalisa un remake sous un titre plus accrocheur. Mettant en vedette de gros noms tels, Pat O'Brien, Ann Sheridan et John Payne, ce film raconte l’histoire de deux frères et de leurs rivalités en dehors tout comme sur la piste. Cette production n’est pas aussi puissante que l’originale qui manque de subtilité et d’adresse dans son traitement. Il est tout de même amusant de constater que par soucis d’économie, plusieurs scènes de courses furent empruntées à la version originale.
The Big Wheel (1949)… Ce film d’Edward Ludwig est l’un des films les plus sous-estimés sur le sujet. Dirigé de main de maître par ce metteur en scène chevronné, le film met en vedette Mickey Rooney qui nous renverse littéralement dans son rôle d’un pilote casse-cou du nom de Billy Coy, fils du grand Cannonball Coy mort durant une course à l’Indy 500. Le jeune Billy ayant causé accidentellement la mort d’un autre coureur durant une épreuve, est par la suite contraint de courir loin des grands circuits. Il aura beaucoup de difficulté a trouver un propriétaire voulant lui prêter un volant. Il réussira néanmoins contre vent et marée à revenir sur le fameux Motor Speedway et terminera troisième au volant d’une voiture en flammes. Ce film répond aux attentes du public, scénario solide, vedettes crédibles, scènes de courses des plus réussies.
To Please a Lady (1950)… Ce film de Clarence Brown met en vedette les deux plus grandes stars de l’heure, Clark Gable et Barbara Stanwyck. Voitures rapides et romance sont les deux ingrédients de cette histoire. Gable joue ici le rôle de Mike Brannan, un pilote automobile qui n’a pas froid aux yeux. Barbara Stanwyck de son côté personnifie une journaliste qui est témoin d’un accident mortelle provoquée par Mike Brannan, elle est convaincue qu'il est un individu dur qui semble n’avoir aucun respect de la vie. Malgré certaines lacunes au niveau de l’histoire entre les deux protagonistes de ce film, les scènes de courses sont d’une très grande réussite et d’un réalisme qui n’avait jamais été enregistrer jusqu’à maintenant. Les 15 dernière minutes sont particulièrement captivantes.
Mask of Dust (1954)… Ce film de Terence Fischer touche l’univers de la Formule 1. Cette production cinématographique est aujourd’hui connue sous le titre de Race for Life. Drame sportif qui met en vedette l’acteur Richard Conte qui a du mal à choisir entre l’amour de sa femme ou celle de la course automobile. Nous voyons plusieurs coureurs dont Stirling Moss, Reg Parnell et John Cooper. Un film à petit budget très intéressant.
The Racers (1955)… Est l’un des premiers grands films sur le monde de la Formule 1. Sur les circuits de France, d’Italie et d’Allemagne, les meilleurs pilotes au monde se disputent la victoire. Réalisé par le grand Henry Hathaway, The Racers nous montrent la vie trépidante d’hommes et de femmes qui vivent une passion commune. Kirk Douglas, Bella Darvi, Gilbert Roland, Lee J. Cobb et Cesar Romero en sont les principaux interprètes. Filmé en cinémascope et en couleur, ce long métrage est rempli de magnifiques séquences d’archive où l’on peu apercevoir les Juan Manuel Fangio, Jean Berha, Mike Harthorn. Malgré, les scènes de courses où l’on voit les pilotes en gros plan, l’histoire est ennuyante et sans intérêt.
Thunder Road (1958)… Ce film méconnu d’Arthur Ripley raconte les origines du NASCAR. Les scènes de courses sont brillamment filmées, Robert Mitchum et Gene Barry nous éclaboussent de leur énergie.
The Green Helmet (1961)… Ce petit film du néo-zélandais Michael Forlong n’est pas une production à se rouler par-terre, si ce n’est des d’admirables clichés de Formule 1, où l’on voit Jack Brabham en plein action au volant de sa Cooper.
The Young Racers (1963)… Roger Corman est le champion de films à très petit budget et de réalisations rapides. Il a plus de 400 films à son crédit dont, les nombreux contes horribles d’Edgard Allan Poe. Cet homme orchestre est un cas unique dans le monde du cinéma. Il est à la fois réalisateur, acteur, producteur, scénariste, etc. Lors d’un séjour en Europe, il décide de tourner un film sur la Formule 1. Mark Damon, William Campbell, Patrick Magee sont engagés pour être les vedettes de cette aventure sportive qui raconte l’histoire d’un ex-pilote automobile qui décide d’écrire un livre sur ses expériences personnelles en Grand Prix. Une chronique à l’eau de rose qui est heureusement sauvée par d’extraordinaires extraits des Grand Prix d’Angleterre, de Belgique, de France et de Monaco1962 où l’on voit trois majestueux champions de Formule 1 faire leur tour de piste et leur début au grand écran, Jim Clark, Trevor Taylor et Bruce McLaren. Il est cocasse de voir ce dernier jouer le rôle du directeur sportif de l’écurie Lotus, lui qui n’a jamais couru pour l’écurie de Colin Chapman.
Red Line 7000 (1965)… Howard Haws retourne à ses amours… la course automobile. Cette fois-ci, il décide d’explorer le monde du Stock Car, en racontant l’histoire de trois pilotes et de leurs problèmes en piste et hors piste. James Caan est la vedette de ce mélodrame qui tire bien son épingle du jeu. Hawks utilise toutes les techniques cinématographiques de l’époque pour extraire les meilleurs tableaux des différentes épreuves.
Ce film est considéré encore aujourd’hui comme étant le meilleur film jamais tourné sur le Stock Car, malgré le fait que le scénario possède indiscutablement quelques faiblesses ici et là.
Grand Prix (1966)… Ce film de John Frankenheimer est un chef-d’œuvre en innovation technique, coupant l’écran en de multiples images, donnant une sensation d’être dans l’action. Filmé en cinérama ( c’est-à-dire une caméra à trois lentilles qui filme trois images simultanément et est par la suite projeté par trois projecteurs en salle), avec des caméras fixées sur la voiture de compétition, les spectateurs pouvaient enfin voir ce que le pilote voyait au volant d’une monoplace. Une brochette de comédiens et de comédiennes internationaux forment le générique de ce long métrage, James Garner, Eva Marie Saint, Yves Montand, Toshiro Mifune, Brian Bedford, Jessica Walter et Françoise Hardy. Toutefois, en dehors des magnifiques scènes de courses, le film tombe dans un mélodrame des plus soporifiques. Tout au long de la projection, nous pouvons remarquer les Graham Hill, Jo Bonnier, Jochen Rindt, Phil Hill, Richie Ginther, Chris Amon et Juan Manuel Fangio. La musique de Maurice Jarre vient enrichir le rythme de cette aventure où chaque scène de courses est remarquablement agrémentée.
The Wild Racers (1968)… Ce film de série B de Daniel Haller est retenue dans ma liste pour les rares moments de Formule 1 qui meuble ce divertissement médiocre.
Winning (1969)… Ce film de James Goldstone était préalablement prévu pour la télévision, mais lorsque le nom de Paul Newman est venu se rajouter au générique, la Universal décide alors de le produire pour le grand écran. Dans ce film, Newman joue le rôle d’un coureur automobile qui désire une seule chose dans sa vie… la victoire. Le film est rempli d’enchaînements de clichés de tout azimut. La dernière course du film est bien sûre le fameux Indy 500. Accompagnées par des panoramas cinématographique de l’édition 1968, ces images donnent un peu plus de véracité à l’action. Plusieurs pilotes célèbres participent à cette production tel, Bobby Unser, Johnny Rutherford et Dan Gurney. Parfois lancinant et pénible, l’histoire d’un triangle amoureux vient s'intercaler à ce conte qui tourne une fois de plus en rond.
Le Mans (1971)… Steve McQueen rêvait depuis au moins 6 ans, de faire un film sur le monde de la course automobile. Il choisit un sujet qui n’avait pas encore été traité au cinéma… Les 24 heures du Mans, la reine des épreuves d’endurance. Le film est construit presque comme un documentaire. Bien sûr, il y a une petite romance amoureuse qui vient garnir le tout, mais l’essentiel de ce drame sportif est la course. Brillamment filmé sous la férule de Lee H. Katzin, nous avons l’impression de vivre une véritable épreuve de ténacité et de passion entre les coureurs qui chevauchent la piste à bord de leur puissant bolide. C’est vraisemblablement le meilleur film à n’avoir jamais été fait sur le sport automobile.
Bobby Deerfield (1977)… Malgré le talent du réalisateur Sydney Pollack et des acteurs Al Pacino et Marthe Keller, rien ne peu sauver ce film insipide qui tombe en panne sèche dès le début. Il est cependant intéressant de voir des extraits de Grands Prix où l’on peut distinguer deux grand pilotes aujourd’hui disparus, Carlos Pace et Tom Pryce.
Days of Thunder (1990)… Tony Scott fait ici une tentative plutôt amusante de ce qui est le NASCAR. Tom Cruise, Robert Duvall, Randy Quaid, Nicole Kidman sont les protagonistes de ce charivari. Une histoire réchauffée à la sauce américaine, remplie des banalités habituelles. Voilà ce qu’est ce récit qui frôle l’absurde.
Driven (2001)… Une super-production très attendue, trop peut-être puisque Renny Harlin a réalisé le navet de l’année avec ce film qui traite de la série C.A.R.T. Sylvester Stallone qui est l’un des maîtres d’œuvres, est nul dans ce pseudo film de course où le ridicule ne tue pas. Il est navrant de constater que notre ami Sly n’a fait que parader durant deux ans dans les puits de Formule 1. Qu’a t-il appris ? Rien ! Il devrait vite retourner à ses rôles de guerriers gros bras sans tête, plutôt que de s’attaquer à des sujets un peu trop complexes pour lui. Une histoire désordonnée et sirupeuse, riche en effet tonitruant où la musique assourdissante décontenance le spectateur. Un récit qui n’a ni queue ni tête. Bref, la pire création cinématographique (compte tenue de son énorme budget) de tous les temps touchant ce thème. Fuyez ce spectacle à toute vitesse !

Daniel- Friendless

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Daniel- Friendless

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